Mar 4, 2025
Une maison d’édition se montre intéressée par votre manuscrit ? C’est une excellente nouvelle et vous allez pouvoir rencontrer l’éditeur ou l’éditrice qui a eu le coup de coeur pour votre texte.
Ce premier rendez-vous est un moment important qui va vous permettre de faire connaissance avec l’éditeur ou l’éditrice, de découvrir son catalogue de parutions et d’en savoir plus sur l’ADN de la maison d’édition.
Afin de vous préparer au mieux, je vous conseille de lister toutes les questions que vous vous posez, que ce soit sur le processus de publication de votre livre ou sur le fonctionnement de la maison.
Voici quelques points à ne pas oublier pour échanger de façon approfondie sur votre projet et partager votre vision avec l’éditeur ou l’éditrice qui vous accueillera.
Ce premier rendez-vous avec la maison d’édition est bien sûr l’occasion d’échanger sur le contenu de votre manuscrit et les éventuels aménagements que l’éditeur ou l’éditrice prévoit.
Cet échange est d’autant plus important que la maison d’édition a une ligne éditoriale bien définie. Le regard de l’éditeur ou de l’éditrice permet donc d’ajuster le contenu de votre manuscrit à cette ligne directrice.
Il convient donc que vous puissiez échanger à coeur ouvert sur les éventuels ajouts, aménagements, suppressions, travail de réécriture et/ou de restructuration à prévoir, afin de bien vous caler ensemble. Cela est déterminant pour la qualité du texte et sa parfaite adéquation avec les attentes et besoins du lectorat visé.
C’est également le moment d’échanger avec l’éditeur ou l’éditrice sur le titre de votre livre. Vous pourrez par exemple évoquer de nouvelles pistes plus accrocheuses ou bien échanger sur l’utilité de l’ajout d’une accroche pour affiner l’intelligibilité du titre dès la couverture.
La couverture d’un livre est un élément bien sûr essentiel à la réussite d’un ouvrage. Etre publié.e par une maison d’édition, c’est pouvoir compter sur l’expertise de l’éditeur ou de l’éditrice qui saura vous conseiller pour l’élaboration d’une couverture adaptée aux attentes du lectorat.
Concernant l’univers graphique de la couverture, certain.e.s auteur.e.s n’ont pas vraiment d’idée précise et n’ont pas de demande spécifique, à ce stade de l’aventure éditoriale. Tandis que d’autres ont déjà une idée précise du rendu.
Je pense notamment à une auteure qui témoignait dans son livre de la perte de sa fille le jour de ses vingt ans, et qui voyait en couverture de son livre un dessin de sa fille. Elle souhaitait ainsi lui rendre hommage. Nous en avons donc parlé dès notre premier échange, pour voir ensemble si cela était envisageable ou pas, sachant que son ouvrage entrait dans une collection avec une ligne graphique et éditoriale arrêtée.
Je vous encourage donc, dès le premier rendez-vous avec la maison d’édition, à prendre un temps pour évoquer la couverture, parler du format du livre et de ses spécificités.
Une fois que vous avez échangé sur le contenu de votre livre, il est important que l’éditeur ou l’éditrice puisse vous préciser les principales étapes de la chaîne graphique qui permettra à votre manuscrit de devenir un livre papier et numérique, s’il est accepté en comité d’édition.
Ainsi, vous pourrez vous assurer qu’une fois remis, votre manuscrit sera bien préparé par un éditeur ou par une éditrice qui le relira attentivement. N’hésitez pas également à demander si les épreuves de votre livre seront bien relues par un relecteur ou une relectrice pour chasser les dernières coquilles.
Sachez que certaines maisons externalisent beaucoup ce type de missions, tandis que d’autres disposent des équipes en interne. Cela dépend de la structure et de l’organisation de chaque maison.
Il faut savoir que le secteur de l’édition, à l’image du secteur de la mode qui présente chaque année ses collections pour l’année suivante, travaille très en amont.
Ainsi, pour un contrat d’auteur.e signé en septembre de l’année N, par exemple, avec une remise du manuscrit en mars N+1, la parution du livre peut avoir lieu vers octobre ou novembre N+1, voire en année N+2 si la remise du manuscrit est décalée entre-temps.
Les éditeurs et les éditrices ont ainsi en général leur catalogue de parutions bouclé à plus d’un an. Par exemple, en mars de cette année, ils et elles ont a priori déjà signé l’ensemble des parutions à venir jusqu’en mars de l’année prochaine minimum.
Au cours du rendez-vous, n’hésitez donc pas à évoquer la date de parution estimative de votre livre, car il arrive que les délais soient plus longs que ce qu’on imagine au départ.
Lors du premier rendez-vous, l’éditeur ou l’éditrice vous donnera une première estimation des droits d’auteur.e qu’il ou elle peut vous proposer pour la publication de votre livre.
En fonction des spécificités de votre projet, surtout s’il s’agit d’un ouvrage illustré en couleur, d’un coffret ou bien encore d’un projet avec des spécificités techniques particulières, il ou elle prendra soin de réaliser ensuite un compte d’exploitation pour étudier de manière affinée la rentabilité de votre projet.
Pour rappel, la rémunération est généralement proposée sous forme de droits d’auteur.e et d’à-valoir (avance sur droits).
🌼 Pour plus de détails, vous pouvez lire ici mon article dédié aux spécificités du contrat d’auteur.e, dans lequel je détaille le fonctionnement des à-valoirs.
En complément aux conditions de rémunération, il est important de demander à l’éditeur ou à l’éditrice le prix de vente estimatif du livre, ainsi que le premier tirage qu’il ou elle envisage. Vous pourrez ainsi faire un estimatif du nombre de livres qu’il vous faudra vendre pour couvrir votre à-valoir.
La clause de préférence stipule, si elle apparaît au contrat, que vous vous engagez à présenter vos futurs manuscrits en priorité à la maison d’édition avec laquelle vous contractualisez. Et ce dans la limite de cinq ouvrages ou dans la limite de cinq ans. Le genre des publications concernées est alors précisé à votre contrat d’auteur.e.
Lors du premier rendez-vous, n’hésitez donc pas à demander à l’éditeur ou à l’éditrice si ce type de clause apparaît au contrat. Vous pourrez ainsi vous positionner et en discuter ensemble.
🌼 Retrouvez plus de détails dans mon article dédié aux spécificités du contrat d’auteur.e, que vous pouvez retrouver ici.
Certain.e.s auteur.e.s souhaitent vendre directement leur livre ou coffret à parution, par leur propre canal de vente. C’est souvent le cas des formateur.rices, thérapeutes, coachs…
Ce cas de figure est fréquent et, bien sûr, il est stipulé au contrat d’auteur.e. Lors du premier échange avec l’éditeur ou l’éditrice, vous pouvez donc lui demander quelle est la remise habituellement proposée dans ce cas.
Et si vous envisagez d’acheter de grandes quantités de votre ouvrage à parution, n’hésitez pas à le préciser, car vous pourrez voir pour négocier un rabais plus important que celui standard indiqué au contrat.
On le sait, la communication afférente à un livre est capitale pour sa visibilité, surtout à l’ère des réseaux sociaux et encore plus sur un secteur concurrentiel comme celui du développement personnel et de la spiritualité.
Le premier rendez-vous avec une maison d’édition est donc le moment idéal pour s’enquérir des actions habituellement mises en place lors de la parution du livre.
Vous pourrez ainsi voir avec l’éditeur ou l’éditrice comment mutualiser au mieux vos actions et quelle est la meilleure synergie pour permettre à votre livre d’être visible.
Parmi les actions envisageables, cela dépend des spécificités de la maison d’édition. Cela peut par exemple être la possibilité d’une lecture de votre livre par un club de lecteurs et de lectrices qui reçoivent les épreuves en avant-première et rédigent ensuite un avis.
On peut aussi citer l’organisation d’un jeu-concours ou bien la mobilisation d’un réseau d’influenceurs ou influenceuses… Autant de possibilités qu’il convient d’évoquer pour anticiper de façon fructueuse vos actions et celles du service communication de la maison d’édition.
Vous pouvez également profiter de ce premier rendez-vous pour demander à l’éditeur ou à l’éditrice combien d’exemplaires vous seront envoyés à titre gracieux (exemplaires que vous pourrez offrir à vos proches), ainsi que le nombre d’exemplaires mis à disposition afin que vous puissiez les dédicacer pour envoi à des personnes prescriptrices.
Lorsque j’étais éditrice en maison d’édition, les illustrateurs ou illustratrices dont je publiais les ouvrages ou coffrets me posaient souvent une question récurrente, relative à l’utilisation de leurs oeuvres originales.
Je me souviens par exemple d’une auteure-illustratrice qui peignait sur du bois et dont les dessins étaient ensuite scannés pour être reproduits sous forme de cartes dans un coffret. Nous avions convenu ensemble au préalable qu’elle pourrait tout à fait vendre ses oeuvres originales, indépendamment du coffret à paraître. Afin que tout soit clair, j’avais fait ajouter une mention spécifique à son contrat pour qu’il n’y ait aucune équivoque à ce sujet.
N’hésitez donc pas, si vous êtes dans ce cas, à en parler lors du premier rendez-vous avec la maison d’édition, pour voir ce que vous avez le droit de faire.
Si plusieurs maisons d’édition se montrent intéressées par votre manuscrit, il s’agit là d’une bonne nouvelle et félicitations à vous ! Mais cela peut également être source de stress, par peur de faire le mauvais choix.
Pas de panique ! Il n’existe pas de réponse toute faite à cette question, car c’est du cas par cas et cela dépend de ce qui est le plus important pour vous en tant qu’auteur.e.
Afin de faire le bon choix, je vous conseille de prendre le temps de vous poser après les rendez-vous avec les maisons d’édition et de lister plusieurs points qui peuvent faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Petit tour d’horizon non exhaustif.
Voici quelques indicateurs à prendre en compte :
Il convient donc de prendre en compte l’ensemble de ces éléments et de voir lesquels sont les plus importants pour vous. En fonction des auteur.e.s, les critères essentiels ne seront pas les mêmes.
Je pense notamment à un auteur pour qui ce sont les actions de communication qui ont fait la différence pour choisir la maison. Pour une autre, cela a été sa relation avec l’éditrice. Elle a donc préféré signer avec une maison qui lui proposait une rémunération moindre, mais ce qui primait pour elle, c’était d’être accompagnée tout au long du processus d’écriture par une éditrice avec laquelle elle se sentait en confiance.
Vous le voyez, l’essentiel est d’être au clair avec ce qui est le plus important pour vous et de prioriser en fonction. C’est très personnel et lié aux attentes que vous y mettez et à votre sensibilité.
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