Nov 23, 2024
Vous venez de mettre la dernière touche à votre texte et vous vous apprêtez à l’envoyer à une ou plusieurs maisons d’édition ? Tout d’abord, bravo pour cette belle étape de franchie ! Mais saviez-vous que pour présenter votre manuscrit à une maison d’édition, il est vivement recommandé de transmettre également un dossier de présentation, appelé “synopsis” ? Ce précieux document est un atout pour valoriser le contenu de votre ouvrage et susciter l’intérêt des éditeur.rices.
Les maisons d’édition sont aujourd’hui très sollicitées et certaines d’entre elles refusent d’ailleurs même de recevoir des manuscrits, faute d’avoir le temps de les lire… Aussi, en choisissant de joindre à votre manuscrit un dossier de présentation synthétique et bien positionné, vous faciliterez sa réception par le ou la professionnel.le qui le lira.
Ce dossier de présentation est un document de synthèse qu’on appelle habituellement “synopsis”, ou “note d’intention”. Vous pouvez le réaliser sous Word ou PowerPoint, par exemple. Son but est de résumer le contenu de votre manuscrit et de valoriser ses atouts en choisissant une présentation efficace. En un coup d’oeil, l’éditeur.rice qui reçoit votre synopsis a ainsi une connaissance affinée du contenu de votre manuscrit. Et votre envoi se démarque des autres manuscrits envoyés sans dossier de présentation.
L’écriture d’un synopsis représente également une étape importante pour un.e auteur.e, car elle lui permet “de poser son identité”, surtout dans le cas d’un.e primo-auteur.e (une personne qui écrit pour la première fois).
A première vue, rédiger ce type de document peut sembler anodin, pourtant il n’en est rien. Cette première étape est indispensable et fait partie d’un processus global. En rédigeant ce synopsis, vous prenez le temps de réfléchir à ce qu’attend votre lectorat, au niveau d’intelligibilité et d’accessibilité de votre contenu. En tant qu’auteur.e, il est fréquent de se sentir seul.e face à son texte. L’élaboration du synopsis est alors le moment opportun pour prendre le recul nécessaire et poser un regard distancié sur ce que vous avez rédigé. Cela vous aide à y voir plus clair et à réfléchir au positionnement précis de votre texte.
J’ai toujours beaucoup aimé accompagner les auteur.e.s dans cette étape du processus d’écriture, car elle est le reflet de là où il ou elle se situe dans son identité. D’ailleurs, il arrive parfois que certain.e.s auteur.e.s aient de grandes difficultés, voire n’arrivent pas à rédiger le synopsis de leur livre. Il est alors important de pouvoir en parler pour dénouer ce qui se cache derrière ces résistances souvent inconscientes. Une fois encore, cela fait partie du processus de maturation, car tout comme on ne naît pas mère ou père, on ne naît pas auteur.e, on le devient.
Sachez également que vous pouvez très bien solliciter une maison d’édition sans avoir encore écrit une ligne. Cela peut vous sembler incongru, et pourtant, en tant que conseillère éditoriale, je présente fréquemment à des maisons d’édition le synopsis d’un projet qui n’est pas encore écrit.
L’étape de la réalisation du synopsis est alors, dans ce cas, indispensable, car c’est le document que j’enverrai à l’éditeur.rice et qui va lui permettre de prendre connaissance du contenu. Procéder ainsi permet de recueillir son avis d’expert.e sur la viabilité d’un tel projet et son potentiel de ventes auprès du public visé.
Si l’éditeur.rice se trouve intéressé.e, le synopsis sera la base de nos futurs échanges avec l’auteur.e en vue de bien caler le contenu. Cela permettra de positionner l’ouvrage dans la bonne direction et de s’assurer qu’il est bien adapté au catalogue de la maison. Procéder ainsi fait gagner du temps à l’éditeur.rice et rassure l’auteur.e qui est certain.e de partir dans la bonne direction.
Avant de vous détailler les rubriques que je vous conseille de faire apparaître dans votre synopsis afin que votre manuscrit retienne l’attention des maisons d’édition, je reviens sur la longueur recommandée pour ce type de document.
Combien de pages prévoir pour un synopsis ? On me pose souvent cette question et sachez qu’il n’y a pas de règles en la matière, c’est plutôt du cas par cas. En effet, cela dépend du contenu de votre manuscrit et des informations dont vous disposez.
Cependant, dans l’ensemble, je vous conseille fortement d’éviter les synopsis trop longs, car le but est de synthétiser votre contenu et de donner envie à l’éditeur.rice de vous lire. Je vous conseille donc de rédiger un synopsis entre trois et huit pages word maximum.
Les rubriques que je détaille ci-dessous ne sont pas toutes obligatoires dans un synopsis. Certaines sont facultatives, par exemple celles qui concernent le format, la concurrence, etc.
Pour commencer, vous pouvez intituler votre document “Synopsis” ou bien “Note d’intention”, et préciser le titre de votre livre, en indiquant qu’il est provisoire. De toute façon, si une maison d’édition est intéressée par votre texte, vous échangerez par la suite avec elle sur le titre.
Indiquez également d’emblée votre nom, ou votre pseudo si vous en avez un. Bien sûr, s’il s’agit d’une co-création, vous prendrez soin d’indiquer le nom de tous.tes les auteur.e.s, intervenant.e.s., etc.
Enfin, si vous envisagez une préface, un avant-propos ou une postface rédigés par un.e expert.e ou une personnalité, vous pouvez l’indiquer sous ces informations. Attention toutefois à ne pas mentionner une préface d’un.e auteur.e que vous ne connaissez pas et que vous ne pourrez pas solliciter vous-même.
Ce cas de figure m’est souvent arrivé quand j’étais éditrice et mieux vaut, dans ce cas, en parler lors du rendez-vous avec l’éditeur.rice plutôt que de faire un effet d’annonce dans le synopsis qui ne sera suivi d’aucun effet. Ou alors, si vous souhaitez l’indiquer dans votre synopsis, prenez soin de préciser que c’est une suggestion, à voir avec la maison d’édition.
Il convient ensuite de préciser le type de manuscrit que vous adressez à l’éditeur, son genre. S’agit-il d’une fiction, d’un livre pratique, d’une bande dessinée, d’un roman graphique, d’un essai, d’un album jeunesse, d’un oracle… ?
Prenez le temps, dès le début de votre synopsis, de préciser le format de votre projet ainsi que ses spécificités techniques. Vous pouvez par exemple détailler s’il s’agit de :
📙 Un livre de texte en noir, c’est-à-dire exclusivement du texte.
📙 Un livre de texte en bichromie, c’est-à-dire qui nécessite l’emploi de deux couleurs (en général, on privilégie le noir et une autre couleur).
📙 Un livre de texte en quadri, c’est-à-dire un livre en couleurs (avec illustrations, photos…, veillez alors à préciser au maximum leur emplacement et leur nombre).
📙 Un livre de texte en noir, avec quelques photos qui seront compilées dans un cahier central qui lui, sera en quadri.
📙 Un coffret, avec xx cartes et un livret en couleur de xx pages, etc.
Vous le voyez, les possibilités sont multiples. En fait, en communiquant ce type d’informations, vous permettez à l’éditeur.rice de situer rapidement la forme de votre manuscrit. C’est important, car les coûts ne seront pas les mêmes selon le type de manuscrit proposé et certains formats ne sont pas exploités par des maisons d’édition, tandis que d’autres sont recommandés.
L’éditeur.rice peut ainsi vérifier en amont si la forme suggérée est compatible avec son catalogue de parutions et ses objectifs de développement. Bien sûr, si vous obtenez un rendez-vous avec une maison d’édition, vous reverrez ensemble toutes ces informations, mais cela permet déjà de poser les choses.
Vous pouvez également préciser si le manuscrit est finalisé ou en cours. S’il est en cours, vous pouvez donner une date estimative de finalisation.
N’oubliez pas également d’ajouter vos coordonnées en début de synopsis, de façon visible, afin que l’éditeur.rice les retrouve facilement.
📚 On récapitule !
Voici les informations essentielles à faire figurer de façon claire et lisible dès le début du synopsis :
✍🏽 Titre du livre
✍🏽 Nom.s auteur.e.s.
✍🏽 Nom.s préfacier.ère et/ou postfacier.ère.
✍🏽 Spécificités : genre, format, texte noir ou couleur, insertion de photos, illustrations, etc.
✍🏽 Coordonnées auteur.e.s.
A ce stade du synopsis, il est important de préciser la cible de votre livre : s’agit-il d’un ouvrage grand public, d’un livre destiné à une tranche d’âge spécifique, ou bien encore d’un livre qui s’adresse à une certaine catégorie de lecteurs.rices ?
Par exemple, votre livre peut être destiné aux étudiant.e.s, aux formateurs.rices, au grand public, à des pré-adolescent.e.s, aux parents, etc. Autant d’indications essentielles dont l’éditeur.rice aura besoin dès le début pour situer votre manuscrit par rapport à son catalogue, le lectorat auquel il ou elle s’adresse et à ce qu’il ou elle souhaite développer. Cela lui permet de tout de suite situer le lectorat et de se positionner par rapport à son catalogue éditorial.
A présent que vous avez précisé toutes ces informations, il est temps d’entrer dans le vif du sujet et de décrire de façon à la fois synthétique et attractive le contenu de votre ouvrage. Attention, il ne s’agit pas d’écrire des tartines, ce qui aurait pour but de rebuter l’éditeur.rice qui vous lira.
Au contraire, il s’agit avec ce pitch de capter son attention pour qu’il ou elle ait envie d’aller plus loin et d’en savoir plus en vous rencontrant. Bien sûr, ce résumé sera très différent selon qu’il s’agit d’un roman, d’un essai, d’un livre pratique, d’un ouvrage technique… Tout dépend du contenu et c’est à vous d’adapter ce pitch en fonction.
Si le sujet s’y prête, n’hésitez pas à incarner votre démarche dans ce résumé. Cela vaut notamment pour les livres pratiques qui détaillent une approche thérapeutique. Je me souviens ainsi d’un auteur, psychanalyste, qui avait écrit un livre sur sa pratique, pionnière en France. Sa démarche pour alléger les souffrances psychiques de ses patient.e.s était passionnante et avant-gardiste. Par contre, en rédigeant le résumé de son livre, il s’était positionné d’une façon plutôt académique, voire scolaire. Son résumé était clair, mais aussi très distancié et dénué d’émotions.
Son texte manquait de personnalisation et à la lecture du résumé, on avait l’impression que son manuscrit aurait pu être écrit par n’importe qui d’autre, car l’auteur “n’apparaissait” pas. L’auteur a accepté de retravailler son résumé pour être plus présent. Il a pris le temps de partager sa démarche et les raisons pour lesquelles c’était important pour lui d’écrire ce livre et de transmettre les bienfaits de sa pratique. Cela a tout changé dans la réception du synopsis, son approche devenait singulière et sa personnalité transparaissait. Il incarnait vraiment son propos.
La forme que peut prendre le pitch dépend également du type de contenu. Je vous partage à présent l’exemple d’un ouvrage en fantasy angélique que l’on m’a envoyé récemment. Il s’agissait dune trilogie et afin de compléter le résumé du premier tome écrit par l’auteur, je lui ai proposé de réaliser sous forme de mind mapping (c’est-à-dire des cartes mentales, donc dans un format très visuel) un story board des personnages principaux et des différents lieux de l’intrigue.
Ce type de mise en scène visuelle des personnages, de leurs caractéristiques et des lieux est tout à fait adapté à ce contenu fictionnel et permet de synthétiser tout en mettant en valeur son contenu foisonnant. Flatteur, ce rendu permet aux maisons d’édition sollicitées d’avoir une vision d’ensemble de l’histoire et des archétypes, en trois cartes mentales bien structurées. Une belle façon de mettre en avant le contenu de façon professionnelle et synthétique.
Pour prendre un autre exemple, je ne propose pas ce type de présentation complémentaire dans le cadre d’un ouvrage pratique. Dans ce cas-là, j’invite plutôt l’auteur.e à mettre en avant dans son dossier de présentation les différentes rubriques qui vont agrémenter son texte. Par exemple, cela peut être des rubriques du type “Le saviez-vous ?”, “En bref”, ou bien encore des vignettes cliniques (dans le cas d’un ouvrage écrit par un psychologue, par exemple)…
Le synopsis détaillera les différentes rubriques qui viendront ponctuer le texte et l’auteur.e peut même insérer le contenu d’une ou deux de ces rubriques directement dans le synopsis. Ainsi, c’est concret et dès ce dossier de présentation, l’éditeur.rice a une vue à la fois d’ensemble et affinée. Il ou elle est rassurée sur votre capacité à rendre votre contenu attrayant et à éviter “l’écriture au kilomètre” qui, on le sait, peut rebuter certain.e.s lecteur.rice.s.
📚 On récapitule !
Un pitch bien écrit, c’est un pitch:
✍🏽 Synthétique. Evitez tout blabla et travaillez le contenu de votre résumé pour qu’il soit fluide et agréable à lire.
✍🏽 Attractif. Soyez dynamique dans votre présentation.
✍🏽 Singulier. Votre texte doit faire ressortir votre personnalité et votre démarche, votre univers.
Bien sûr, cette rubrique ne concerne pas tous les manuscrits proposés. Par exemple, il est courant qu’il n’y en ait pas pour les romans graphiques ou bandes dessinées. Pour des ouvrages illustrés de ce type, on va plutôt détailler la caractérisation des personnages avec un story board. Mais pour les ouvrages dits “classiques” tels que livres pratiques, essais, etc., il convient de l’ajouter en la détaillant au maximum de vos possibilités. En cas de rendez-vous avec un.e éditeur.rice, la table des matières sera abordée afin de bien caler la structure du manuscrit et sa progression.
Il s’agit d’une rubrique essentielle de votre synopsis, qui n’est pas toujours évidente à rédiger. En effet, quand on est l’auteur.e d’un texte, il n’est pas facile d’en parler, on l’a vu plus haut, et parfois encore moins de mettre en avant ses atouts. Pourtant, si vous prenez le temps de réaliser un synopsis, c’est une rubrique qu’il faut prévoir, car importante pour valoriser le contenu de votre texte.
Vous pouvez, par exemple, mettre en avant ses spécificités uniques, qu’on ne retrouve pas ailleurs, votre profil d’expert.e sur le sujet qui assoit votre légitimé, le fait que le sujet abordé dans votre manuscrit n’a encore jamais été exploré en librairie, etc.
Prenez le temps de bien réfléchir à ce que l’on appelle “les bénéfices lecteurs.rices”, c’est-à-dire ce que votre livre va apporter aux lecteurs.rices, à quels besoins il va répondre. Cela vous aidera à étayer cette rubrique.
Cette rubrique est très importante. En effet, l’éditeur.rice ne vous connaît pas. Elle ou il a besoin de vous situer, d’en savoir rapidement plus sur vous. Il est inutile de détailler tous les diplômes que vous avez eus depuis votre scolarité, mais c’est important de vous présenter de manière à ce que le ou la professionnelle vous situe du point de vue de vos compétences, qualifications, qui conforteront votre légitimité à écrire votre manuscrit. Surtout dans le cas d’ouvrages pratiques ou techniques qui requièrent certaines compétences. Si vous avez déjà écrit des livres, il convient également de les citer. Vous pouvez ajouter une capture d’écran de la couverture de vos ouvrages et indiquer le nombre de ventes si vous les avez, la date de parution, chez quel éditeur…
Dans cette rubrique, j’invite souvent les auteur.e.s à prendre également le temps d’exprimer la raison pour laquelle ils ou elles ont écrit ce manuscrit et ce qu’ils ou elles cherchent à transmettre par leur écrit. Autrement dit, on retrouve ici le fameux “why”, ce qui vous anime au plus profond de vous-même. C’est essentiel et vous pouvez l’indiquer dans votre biographie pour raconter le genèse de l’écriture, ou bien dans une rubrique dédiée si vous préférez. Le tout est que cela apparaisse bien dans votre synopsis.
Pourquoi est-ce important ? Eh bien, c’est un peu l’essence de votre projet, ce qui vous a guidé, votre moteur. Et cela va vous permettre d’incarner votre démarche. C’est également ce qui vous distinguera des auteur.e.s potentiel.le.s sur le même sujet. C’est une façon de vous légitimer et de vous personnaliser auprès de l’éditeur.rice. Et cela participe d’une meilleure appréhension de votre démarche en tant qu’auteur.e. Il m’est trop souvent arrivé de recevoir des synopsis un peu trop distanciés, désincarnés. En vous focalisant sur le “why”, vous évitez cet écueil et “animez” votre contenu.
Une dernière précision, dans le cas d’un ouvrage collectif, il convient bien sûr d’indiquer les biographies de l’ensemble es auteur.e.s, collaborateur.rices, illustrateurs.rices, etc. En cas de co-création, j’aime toujours savoir en tant qu’éditrice, comment est née la collaboration. Aussi, n’hésitez pas à faire un petit focus sur la genèse du projet. Cela ne doit pas être trop long, mais permet à l’éditeur.rice de mieux appréhender votre démarche créative collective.
Passage obligé, surtout de nos jours, il est important de valoriser votre réseau. Quels sont vos réseaux ? Que ce soit dans la “vraie vie” (journalistes, personnes prescriptrices qui pourront relayer la sortie de votre livre à parution, personnalités avec lesquelles vous êtes en contact, etc.) ou sur les réseaux sociaux. Si vous avez des réseaux sociaux que vous alimentez, vous pouvez faire une capture d’écran, que vous insérerez dans le synopsis à cet endroit.
N’hésitez pas également à préciser les actions que vous envisagez pour solliciter et stimuler votre communauté en amont de la parution de votre ouvrage, puis les mois suivants. Certain.e.s auteur.e.s oublient qu’ils ou elles peuvent solliciter certains journalistes, c’est important de le souligner si tel est le cas.
Si vous n’avez pas de réseau, rassurez-vous, cela n’est pas rédhibitoire, même si, il faut bien l’avouer, c’est un élément qui prime aujourd’hui. Les réseaux et algorithmes prennent aujourd’hui une grande ampleur tant dans nos vies professionnelles que personnelles, et nous vivons dans une société de l’image régie par le marketing digital. Une maison d’édition va donc regarder attentivement ce “détail” dans votre synopsis.
Dans ce cas-là, je vous invite donc à anticiper les actions que vous pourriez mener pour étoffer votre visibilité, si vous êtes à l’aise avec ça et que vous le souhaitez. Sinon, bien sûr, vous n’indiquez pas de rubrique dédiée aux réseaux sociaux dans votre synopsis.
📚 On récapitule !
✍🏽 Détaillez vos réseaux si vous en avez, en précisant les actions que vous pourrez mener en amont de la parution de votre ouvrage ainsi que dans les mois suivants.
✍🏽 Si vous n’avez pas de réseaux, ne mentionnez pas cette rubrique.
✍🏽 Si vous n’avez pas de réseaux, mais comptez en créer et en développer, indiquez-le, en détaillant les actions que vous allez mener.
Si vous avez recueilli des avis de lecteurs.rices, qui apportent quelque chose et mettent en avant les bénéfices de la lecture de votre manuscrit, vous pouvez les citer en fin de dossier de présentation. C’est facultatif mais bienvenu si les avis sont impactants (sur le contenu et s’ils sont émis par des personnalités, par exemple).
Dans cette rubrique, qui est facultative tout comme la précédente, vous pouvez insérer des captures d’écran d’ouvrages déjà parus à la concurrence, en précisant la date de parution et la maison d’édition. Lorsqu’il.elle recevra votre synopsis, l’éditeur.rice prendra le temps de faire une étude de concurrence et d’affiner votre sélection. S’il a déjà une base, cela facilitera son travail et votre sélection peut également vous permettra de vous positionner par rapport à cette concurrence, notamment dans le détail des points forts rédigé plus haut dans votre synopsis.
Enfin, vous pouvez joindre un extrait à votre synopsis. C’est facultatif, car si vous envoyez votre manuscrit, cela n’a pas forcément d’intérêt. Je vous précise ce point, car je repense notamment à un recueil de poèmes, pour lequel l’auteure avait extrait des poèmes qui lui plaisaient particulièrement, pour en faire un recueil en complément du synopsis et de son manuscrit.
Cela a également été le cas pour un récit écrit sous forme de chapitres courts et incisifs. L’auteure avait pris soin d’extraire les passages les plus forts et de les compiler sur trois pages, en fin de synopsis, sous la mention intitulée “Extraits”. A vous donc de voir si cela se prête à votre projet.
Dans le cas de projets illustrés tels que les coffrets, romans graphiques ou autres, je propose en général de réaliser une présentation PowerPoint. Cela met en avant l’aspect visuel de votre projet, le but étant alors que l’éditeur.rice soit happé.e par votre univers graphique et capte d’emblée ses vibrations.
La structure d’un tel synopsis est sensiblement la même que celle que je viens de détailler. Je conseille de ne pas dépasser une dizaine de pages environ. En général, je place la biographie de l’auteur.e en fin de présentation, mais ce n’est pas une obligation. C’est à définir et à ajuster au cas par cas.
Voici, à titre purement indicatif (à vous, bien sûr, d’adapter en fonction de votre contenu), un type de structuration que j’utilise pour présenter des oracles ou tarots sous PowerPoint :
📙 Une page de présentation avec, si possible, un visuel mock-up en 3D du coffret et de son contenu.
📙 Une page qui présente la genèse de votre projet ou une accroche type baseline avec un point fort et le visuel de quelques cartes présentées en éventail.
📙 Une page qui présente le contenu du coffret, pour un aperçu global : livret, nombre de cartes, quelques lignes sur le processus créatif…
📙 Entre 3 et 5 pages qui détaillent visuellement le contenu des cartes et du livret.
📙 Une page de biographie (si un.e auteur.e), à décliner en fonction des intervenant.e.s, avec vos coordonnées.
Si vous vous inspirez de cette structure que je viens de vous détailler pour synthétiser le contenu de votre manuscrit, vous serez en mesure d’élaborer un dossier de présentation qui valorisera votre projet tout en facilitant son audit par la maison d’édition. Cela lui fera gagner un temps précieux et lui enverra un signal de professionnalisme de votre part.
Certain.e.s auteur.e.s choisissent de faire appel à un.e conseiller.ère éditorial.e pour les aider dans la réalisation de ce synopsis. En effet, tout comme les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés, les auteur.e.s ont parfois du mal à prendre la distance nécessaire avec leur texte, ce qui est tout à fait normal. Rien de plus difficile que de parler de soi, de son texte et de se mettre en avant. Un avis objectif et un regard externe donnent confiance et permettent d’être sûr.e de positionner ce document dans la bonne direction.
C’est à ce moment-là que solliciter un.e conseiller.ère éditorial.e prend tout son sens. Tout en accueillant avec bienveillance votre projet, il et elle vous guidera pour “marketer” au mieux votre texte dans ce précieux document qui, je l’espère, deviendra un sésame pour vous ouvrir en grand les portes de l’édition. C’est tout le bien que je vous souhaite !
🌼 Vous avez envie d’en savoir plus sur mes prestations et être accompagné.e dans la réalisation du synopsis de votre projet ? N’hésitez pas à me contacter pour que nous puissions échanger ensemble ! C’est par ici.
📚 On récapitule !
Un synopsis bien construit vous permet de :
✍🏽 Valoriser le contenu de votre manuscrit en mettant en avant ses atouts et en détaillant votre profil.
✍🏽 Vous démarquer des autres manuscrits reçus par l’éditeur.rice, qui ne sont pas forcément accompagnés d’un dossier de présentation.
✍🏽 Faire gagner du temps à l’éditeur.rice qui le reçoit, en lui permettant d’en prendre rapidement connaissance sans devoir tout lire de suite.
✍🏽 Avoir réfléchi en amont à votre positionnement et savoir parler de votre manuscrit à l’oral.
✍🏽 Proposer à la maison d’édition un document au rendu professionnel.
Un bon visuel vaut mieux qu’un long discours !
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