Jan 6, 2025
La création de la couverture d’un livre est une étape-clé, car c’est ce que voient en premier les lecteurs et lectrices qui poussent la porte d’une librairie ou qui scrollent sur les sites de librairies en ligne. Et au vu de l’offre pléthorique proposée, l’enjeu est de réussir à capter leur attention en quelques secondes à peine…
C’est dire toute l’importance de la couverture d’un livre et sa conception ne doit rien au hasard. Très codifiée, elle est souvent le fruit d’un long travail pour les équipes des maisons d’édition, qui veillent à ce que fond et forme se rejoignent pour donner envie au public d’acheter le livre qui est sous leurs yeux, et pas un autre.
La première étape pour réaliser la couverture d’un livre consiste à bien caler son titre. Le titre d’un livre fait souvent l’objet de nombreux échanges, à moins qu’il ne soit définitif dès la contractualisation du projet entre l’auteur.e et l’éditeur.rice (ce cas est plutôt rare, en fait !).
On parle souvent de “titre de travail” lorsque le titre est provisoire. Par commodité, c’est d’ailleurs la mention “titre provisoire” qui apparaît au contrat d’auteur.e. Cela laisse ainsi toute latitude pour retravailler le titre d’ici à la parution du livre.
Un bon titre est un titre qui reflète le contenu du livre tout en étant attractif, vendeur, singulier, rassurant, facilement mémorisable et, bien sûr, il doit correspondre au public visé. En somme, trouver le bon titre pour un livre est un exercice “marketing” qui n’est pas aussi simple qu’il y paraît de prime abord.
Lorsqu’un livre rencontre un grand succès, il n’est pas rare que les maisons d’édition s’inspirent de son titre pour intituler leurs nouveautés qui paraissent dans la même veine.
📙 Ainsi, après le succès phénoménal du livre Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano aux éditions Eyrolles, de nombreuses maisons d’édition ont misé sur ce type de titre à rallonge pour faire paraître à leur tour des romans dits “feel good“. Et pendant une période, on n’a plus compté les ouvrages avec un titre doté d’une phrase aussi longue !
📙 On peut citer également le livre à succès Mange, prie, aime, de Elizabeth Gilbert, chez Calmann-Lévy, qui, à l’époque, a influencé les titres de nombreux ouvrages qui sont parus avec ce format en structure tripartite.
En tant qu’auteur.e, il est important de rester ouvert.e aux suggestions de l’éditeur.rice quant au titre de son livre, même si cela n’est pas toujours facile. En effet, il s’agit de l’un des éléments fondamentaux du livre et l’éditeur.rice a une expertise à ce sujet. Il ou elle est garant.e que le livre trouve son public et la couverture en fait partie intégrante.
Au cours de ma carrière, il m’est arrivé de me retrouver face à des auteur.e.s fermé.e.s à toute évolution du titre de leur oeuvre. Je me souviens ainsi d’une auteure qui avait livré un récit poignant sur la perte d’un proche et avait choisi pour son texte un titre qui était trop hermétique et personnel pour être gardé en l’état. Une couverture avec ce titre n’aurait pas trouvé son public.
Il a été difficile de l’amener à accepter d’ouvrir le dialogue à ce propos. Heureusement, au fur et à mesure de nos échanges, elle a peu à peu évolué. Cela a demandé du temps et de la patience pour la rassurer et lui faire comprendre que c’était pour le bien de son livre. C’est donc le rôle de l’éditeur.rice, d’amener, en toute bienveillance, l’auteur.e à accepter un autre titre, plus vendeur et adapté aux attentes et besoins du lectorat visé.
Dans les contrats d’auteur.e, on rencontre habituellement deux cas de figure :
📙 Le contrat précise que le titre, tout comme la couverture ou la collection qui l’accueille, sera vu avec l’auteur.e.
📙 Le contrat stipule que le titre définitif de l’oeuvre, la couverture, la collection seront déterminés par l’éditeur.rice.
Bien sûr, ce deuxième cas fait souvent tiquer les auteur.e.s, qui se sentent alors dépossédés de leur droit de regard quant à des éléments aussi importants. C’est tout à fait compréhensible, mais sachez que dans les faits, l’éditeur.rice reste à votre écoute.
Ce type de mention est surtout un moyen pour l’éditeur.rice d’éviter une situation dans laquelle un.e auteur.e ne donnerait jamais son bon à tirer sur la couverture du livre et empêcherait ainsi son départ en impression dans de bonnes conditions.
Cette mention n’a donc pas pour but que l’éditeur.e soit le ou la seul.e décisionnaire. L’auteur.e étant la première personne à vendre son livre, la mission de l’éditeur.rice est que sa relation avec lui ou elle soit pérenne et la plus fluide possible.
Dans tous les cas, il est important de regarder ce qui est indiqué au contrat concernant le titre et la couverture, pour être en phase avec ce que vous signez en tant qu’auteur.e. Cela évitera tout malentendu par la suite.
📚 Le saviez-vous ?
🌼 Je vous en avais parlé dans mon article dédié au contrat d’auteur.e : la Ligue des auteur.e.s. recommande sur son site un contrat d’édition équitable qui vise à rééquilibrer le rapport entre auteur.e.s et maisons d’édition, et à préserver au maximum vos intérêts en tant qu’auteur.e.
🌼 Vous pouvez consulter sur le lien suivant le contrat proposé : c’est par ici !
Vous verrez que c’est cette mention que la Ligue recommande : “L’éditeur demande à l’auteur son autorisation préalable pour toutes les éditions : les textes promotionnels, verso de couverture et rabats, prière d’insérer, campagnes publicitaires.“
Bien sûr, l’un des éléments indispensables d’une couverture, et j’aurais d’ailleurs pu commencer par là, est le nom du ou des auteur.e.s. La taille du nom de l’auteur.e en couverture fait souvent l’objet d’allers-retours pour qu’il soit à la bonne dimension et suffisamment lisible au premier coup d’oeil, même de loin.
S’il y a un.e préfacier.ère ou un.e post-facier.ère, son nom apparaît également, généralement sous le nom de l’auteur.e ou en bandeau, avec un court extrait de la préface, s’il ou elle est connu.e. Si tel est le cas, il s’agit d’un argument de vente non négligeable, et l’éditeur.rice prend soin de le mettre en avant dès la couverture.
Il arrive souvent, pour les livres pratiques ou en ésotérisme, qu’on ajoute un sous-titre sous le titre, afin de mettre en avant ce qu’on appelle “le bénéfice lecteur.rice”. Ainsi, ce sous-titre vient expliciter le titre du livre et préciser son contenu.
Ce sous-titre fait l’objet de nombreux allers-retours, car il doit être vendeur. Il tient en peu de place, mais il est essentiel à l’impact de la couverture sur les lecteurs.rices.
Enfin, l’éditeur.rice peut également faire le choix d’apposer une mention de type accroche, qui apparaît alors fréquemment en bandeau sur le livre. Ce bandeau peut être :
📙 amovible (comme le fameux bandeau rouge utilisé pour les prix en littérature),
📙 intégré directement dans la couverture et on parle alors de “faux-bandeau”.
Dans le cas du bandeau amovible, cela permet de jouer sur les codes de la fiction et de proposer une couverture de qualité “premium” au livre, en lui apportant un certain côté prestige. En effet, cette option n’est pas réservée à tous les livres ni à tous les auteur.e.s.
Par contre, l’inconvénient de ce type de bandeau amovible est qu’il s’abîme très facilement, notamment lors du transport des livres dans les cartons.
La mention mise en accroche peut être un extrait de la préface du livre, par exemple, ou une citation inspirante, ou bien encore une mention du type “Best-seller international”, ou tout autre argument-phare propre à susciter encore plus l’intérêt et l’adhésion des lecteurs.rices.
📚 Une recrudescence de (faux-)bandeaux sur les livres d’influenceur.se.s
On a assisté récemment à une recrudescence de livres, au rayon développement personnel et bien-être, avec des bandeaux présentant des mentions du type “Par l’influenceur.se aux xx millions d’abonnés…“. Au début, ces mentions ont rassuré les libraires, et a fortiori les lecteurs et lectrices, sur le réseau d’influence des auteur.e.s. Cela a permis que les livres en question soient bien mis en avant en librairie.
Mais les maisons d’édition ont été de plus en plus nombreuses à jouer cette carte, et les libraires ont fini par se lasser. Ils et elles se sont rendu compte que cela n’était pas forcément gage de ventes ni de qualité quant au contenu, et surtout, les mentions sur les bandeaux étaient très (trop ?) souvent les mêmes.
Certain.e.s éditeur.rices ont donc freiné le recours à cette mention à la mode, pour l’utiliser de façon plus parcimonieuse et ajustée. Il faut reconnaître qu’insidieusement, cette mention était devenue l’argument principal pour placer un livre en librairie, au détriment du contenu.
Je trouve que cela illustre combien le secteur du livre reflète l’évolution de la société. Jamais la popularité d’une personne sur les réseaux n’a été autant valorisée. Eh bien, cela se retrouve en librairie, secteur qui prend le pouls de la société et de l’évolution de ses modes de fonctionnement. Finalement, dans ce cas-là, avant même le contenu du livre, c’est la popularité de son auteur.e qui était mise en avant…
Au cours de la création de la couverture, éditeur.rice et auteur.e échangent sur l’utilisation adéquate et nécessaire, ou non, d’une photo de l’auteur.e.
En cas d’utilisation de la photo d’auteur.e, il y a généralement deux emplacements possibles :
📙 La photo d’auteure est placée en première de couverture, soit en pleine page soit sur un (faux-)bandeau.
📙 La photo d’auteure est placée en quatrième de couverture, afin d’agrémenter la biographie de l’auteur.e.
On fait généralement ce choix dans le cas d’auteur.e.s connu.e.s, d’auteur.e.s qui ont déjà fait paraître plusieurs ouvrages auparavant, ou bien encore dans le cas de livres pratiques type livres de cuisine, méthodes de bien-être, de sport, etc.
Dans notre société qui valorise beaucoup l’image, voir ainsi la photo de l’auteur.e en première de couverture (que ce soit en pleine page ou en bandeau) est très apprécié, car cela permet d'”incarner” le propos qu’il ou elle partage dans son livre.
Lorsque la photo de l’auteur.e est en pleine page sur la couverture, l’éditeur.rice organise un shooting avec un.e photographe professionnel.le qui a l’expérience de ce type de prise de vues. En effet, il s’agit de mettre à l’aise l’auteur.e pour avoir un rendu naturel en situation.
La réussite du shooting photo dépend beaucoup du modèle. Certain.e.s auteur.e.s sont très à l’aise, tandis que d’autres le sont beaucoup moins. Et cela s’en ressent dans la qualité de la pose de l’auteur.e. Je me souviens ainsi d’un auteur qui semblait à l’aise lors du shooting. Tout s’était bien passé et des centaines de photos avaient été prises par la photographe.
Malheureusement, alors que tout semblait s’être bien déroulé et que l’auteur avait validé certains portraits au cours du shooting, il n’en a finalement validé aucune lors de l’envoi des photos pour sélection. Selon lui, aucune ne lui semblait appropriée et être fidèle à qui il était. Finalement, après de nombreux échanges, une solution a été trouvée avec un nouveau shooting payé par ses soins et réalisé par un photographe qu’il connaissait.
Je partage cette anecdote avec vous pour illustrer le fait que mettre une photo d’auteur.e en couverture est très engageant. Cela touche à son image et il n’y a rien de plus intime : il s’agit du rapport de l’auteur.e à lui-même ou à elle-même, et de la façon dont il ou elle se voit, se perçoit.
Heureusement, ce cas que je partage avec vous est l’unique fois où l’ensemble des photos ont été rejetées par l’auteur. Cela reste exceptionnel, surtout quand on travaille avec un.e photographe professionnel.le aguerri.e à ce type d’exercice.
🌼 Pour en savoir plus sur le travail d’une photographe professionnelle spécialisée en portraits d’auteur.e.s, vous pouvez lire l’article dédié à mon échange avec Catherine Delahaye : c’est par ici !
Que ce soit dans le cas d’un faux-bandeau ou d’un bandeau amovible, l’éditeur.rice voit avec l’auteur.e s’il ou elle dispose de photos au rendu professionnel qui pourraient convenir. Le cas échéant, il ou elle se rapproche du ou de la photographe pour acheter les droits de reproduction de cette photo pour les besoins du livre. Cette cession est prévue le plus souvent pour une durée entre trois et cinq ans.
Si l’auteur.e ne dispose d’aucune photo exploitable en bandeau, alors l’éditeur.rice organise un shooting.
Placée en quatrième de couverture, la photographie vient agrémenter la biographie de l’auteur.e. Dans ce cas-là, l’auteur.e fournit une photo.
Je ne compte plus le nombre de fois où des auteur.e.s m’ont envoyé un portrait pris en vacances, en famille, etc. ! Souvent, ces photos ne conviennent pas pour des raisons d’exploitabilité, et surtout de pose.
Je me souviens ainsi d’une auteure qui m’avait envoyé plusieurs photos de vacances où elle se trouvait en maillot de bain, échevelée, le soleil dans les yeux. Impossible d’imprimer une telle photo en quatrième de couverture, sous peine de “déligitimer” immédiatement l’auteure !
Une fois les éléments texte de la couverture calés, il est temps de passer à la conception graphique de la couverture. L’éditeur.rice fait alors appel à un studio graphique (qui se trouve en interne dans la maison d’édition ou en externe), ou il sollicite un.e graphiste ou un.e directeur.rice artistique freelance.
Ils ou elles échangent sur les différentes pistes graphiques possibles, qui ont été évoquées au préalable avec l’auteur.e : recours à une illustration, choix d’une couverture typographique (sans visuel, juste du texte), avec photographie, photographie de l’auteur.e, ou bien encore tout autre procédé graphique qui paraît adapaté au contenu du livre…
Bien sûr, si le livre entre dans une collection, il s’agit alors d’une déclinaison de collection.
🌼 Pour en savoir plus sur le travail d’une graphiste professionnelle spécialisée en couvertures pour les maisons d’édition, vous pouvez lire l’article dédié à mon échange avec Jennifer Simboiselle : c’est par ici !
A ce stade de la création, l’éditeur.rice cale également l’ensemble des spécificités techniques de la couverture, c’est-à-dire qu’il définit s’il y aura des rabats, par exemple, ou bien l’utilisation d’un papier soft touch (papier qui a un effet peau de pêche), d’un gaufrage sur le titre (technique d’impression qui permet d’obtenir un relief sur un motif ou des lettres), d’un vernis sélectif…
Plusieurs pistes graphiques sont ensuite proposées à l’éditeur.rice, qui sélectionne une ou deux versions de la couverture qui lui semblent correspondre au contenu et être adaptées à la cible de lecteurs.rices. Il ou elle les envoie à l’auteur.e pour un premier avis, après avoir échangé au préalable sur le.s visuel.s avec ou la directeur.rice éditorial.e.
Tous les cas de figure sont alors possibles :
📙 L’auteur.e adore la piste proposée et valide d’emblée. C’est évidemment le cas idéal !
📙 L’auteur.e peut aussi avoir des réticences, proposer des aménagements, etc.
📙 Enfin, il arrive que l’auteur.e rejette totalement la couverture et il s’agit alors de le ou la convaincre, ou de lui proposer d’autres pistes, en restant toujours dans l’optique de proposer une couverture adaptée au contenu et au lectorat.
A nouveau, tout comme au moment de l’arrêt du titre du livre, l’éditeur.rice doit se montrer diplomate et bienveillant.e pour guider l’auteur.e au mieux. Tout en étant réceptif.ve à ses retours, c’est lui ou elle qui donne la direction.
📚 L’importance des échanges avec le service de fabrication
Il existe une infinie de possibilités dans la création d’une couverture et les échanges entre l’éditeur.rice et le ou la fabricant.e en charge du livre sont essentiels. En effet, les fabricant.e.s se tiennent au courant des tendances en librairie au niveau technique, selon les différents secteurs. Ils et elle sont donc amené.e.s à faire des suggestions à l’éditeur.e pour rendre encore plus attractif le livre à paraître.
Je me souviens ainsi d’un livre publié par une collègue aux éditions Eyrolles : Le pouvoir des gentils, de Franck Martin. Le livre a connu, à l’époque, un grand succès, notamment en raison de sa couverture qui présentait une découpe en forme de nounours remplie… de poils tout doux comme ceux d’un ourson tout soyeux !
Une vraie réussite visuelle et sensorielle qui a été le fruit d’une collaboration fructueuse entre le service éditorial et de fabrication. Sans les compétences de la fabricant.e, ce rendu si réussi et original, unique sur le marché, n’aurait pas été possible.
Après cette étape de la conception de la couverture, vient une étape non moins cruciale, celle de la présentation du livre en réunion commerciale. En effet, tout au long de l’année, ont lieu des réunions commerciales au cours desquelles l’éditeur.rice présente son catalogue de parutions pour les deux prochains mois.
Pour présenter au mieux les ouvrages, l’éditeur.rice a pris soin de préparer ce qu’on appelle une “fiche argumentaire”, qui synthétise les points forts du livre, agrémentée de la couverture du livre.
L’équipe commerciale est au plus près du terrain : elle sillonne la France entière et les pays francophones afin de placer les livres de la maison d’édition auprès des libraires. Son avis sur les couvertures présentées lors des réunions est donc important.
Il m’est ainsi arrivé de présenter une couverture qui me semblait ok, mais qui, malheureusement, a été retoquée par l’équipe commerciale, que ce soit pour une raison de titre, de design non adapté, de promesse pas claire… Pour la plupart, les retours sur les livres présentés étaient pertinents et je les prenais en compte afin d’ajuster les couvertures.
Au vu de ce processus de création des couvertures, vous comprenez combien il est important de travailler très en amont les visuels de couverture, afin de présenter une couverture aboutie en réunion commerciale.
📚 Le cas des couvertures “sous embargo”
Il arrive, en interne, qu’on parle de “couverture sous embargo” : il s’agit d’une couverture qui n’est pas diffusée par la maison d’édition, au moment où a lieu le référencement des titres. Le visuel n’apparaît donc pas sur les sites de vente en ligne.
Pourquoi ? Tout simplement car il s’agit d’ouvrages d’influenceurs.ses qui souhaitent donner la primeur à leur communauté et leur faire découvrir en avant-première la couverture de leur livre.
L’influenceur.se propose en général à sa communauté deux couvertures en avant-première et lui propose de voter pour sa préférée. La version qui a le plus de succès sera celle qui sera imprimée.
Cette technique permet de mobiliser la communauté de l’auteur.e en amont de la parution du livre, et les fans adorent pouvoir donner ainsi leur avis, cela les rapproche de l’influenceur.se.
Non moins essentielle que la première de couverture, la quatrième de couverture doit permettre au lecteur.rice de concrétiser son envie d’acheter le livre qu’il ou elle tient entre ses mains.
Une quatrième de couverture contient généralement ce type d’informations :
📙 Un résumé du livre, qui synthétise de façon attractive le contenu du livre et met en avant ses points forts (détail de la méthode, par exemple).
📙 Une accroche ou mise en exergue.
📙 Une biographie de l’auteur.e, accompagnée de sa photo.
📙 Une citation, quote ou avis de lecteur.rice
📙 Les informations techniques et mentions légales : prix, code barres, rayon, logo de la maison d’édition, de la collection…
Au même titre que la première de couverture, son design est travaillé pour permettre une continuité entre première et quatrième.
📚 Le cas des oracles et tarots, produits cellophanés
Pour les oracles et tarots, la quatrième de couverture est encore plus cruciale, car habituellement, ces produits sont cellophanés. En librairie, on ne peut donc pas voir le contenu, sauf en ôtant le plastique qui protège le coffret.
La quatrième de couverture s’orne alors de quelques visuels de cartes pour valoriser l’univers graphique, qui est le critère numéro 1 dans le choix d’un oracle.
Il s’agit d’une contrainte supplémentaires pour les éditeurs.rices qui doivent maximiser les informations présentées sur ce format qui est parfois plus petit que celui d’un livre de poche. En amont, l’éditeur.rice effectue donc un long travail de réflexion pour sélectionner les informations qui figureront sur la quatrième de couverture.
Voici donc un aperçu des éléments qui composent la couverture d’un livre et les multiples échanges qui ont lieu en interne entre l’éditeur.rice, l’auteur.e, le ou la fabricant.e. Finalement, on peut dire que la couverture la plus réussie qui soit est celle qui vous attire immédiatement et vous fait acheter le livre, juste pour sa beauté et ce qu’elle dégage !
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