Fév 10, 2025
La création d’un livre ou d’un oracle est un processus alchimique propre à chaque auteur.e. Pour en parler, j’ai le bonheur d’échanger avec l’artiste Caroline Drogo. Peu d’illustrateurs.rices sont aussi auteur.e.s, et c’est le cas de Caroline qui allie avec brio ces deux “casquettes”.
Des projets plein la tête, avec une vision panoramique de leur contenu, Caroline développe au fil de ses parutions un univers joyeux et coloré, bien à elle.
Elle partage avec moi les coulisses de sa démarche créative, ses rapports avec les maisons d’édition qui la publient et sa passion pour la cartomancie.
Rencontre avec une personnalité attachante et foisonnante, qui fait rimer créativité avec liberté et spontanéité.
Caroline Drogo
Au départ, Julie, une conseillère éditoriale qui collaborait avec les éditions Leduc, m’a contactée. Je m’en souviens très bien, car j’ai reçu son message à… 22h22 ! Ça ne s’invente pas ! Moi qui, depuis, ai publié un livre sur la numérologie, je sais que les heures sont importantes.
Quand j’ai lu son message qui me demandait si j’avais un projet en tête, je l’ai interprété comme un signe.
Avant de commencer dans ce milieu, j’avais en tête un côté “paillettes” de l’édition. Pour moi, quand tu rentres dans cet univers à part, c’est un peu comme une confirmation pour ta carrière, une espèce d’affirmation où tu te dis : “Ok, j’ai passé une étape !” J’ai été super fière d’avoir cette proposition et ça a été le début d’une aventure qui dure toujours.
Au cours de mon échange avec Julie, je lui ai dit que j’adorerais illustrer un tarot inspiré du Rider Waite Smith. C’était un projet que j’avais en tête et j’espérais pouvoir être publiée un jour. J’avais d’ailleurs pensé à l’auto-édition, mais c’est un travail important en termes de logistique, qui m’effrayait un peu. Si Julie ne m’avait pas contactée, je pense que je me serais lancée comme ça.
Puis, j’ai échangé avec toi et Julie, et ça a donné naissance à mon premier projet d’édition : le Tarot Rider Waite Smith.
Couverture et visuels des cartes du Tarot Rider Waite Smith (Leduc, 2021).
Caroline propose une version revisitée de ce tarot emblématique, avec une approche résolument contemporaine et inclusive.
Après la sortie de ce tarot, je t’ai proposé L’oracle des signes. Je me souviens qu’on a réalisé ensemble le petit dossier de présentation pour ce projet. Ça a été très fluide et ce deuxième projet a été rapidement validé en interne.
Une sélection des cartes de L’Oracle des signes (Leduc, 2022).
Caroline s’est inspirée d’influences italiennes colorées et
chaleureuses pour illustrer cet oracle.
Puis, après cet oracle, il y a eu un changement d’équipe au sein des éditions Leduc. Et pour mon troisième projet, j’ai été publiée par les éditions Solar, puis chez Trédaniel.
Je suis très reconnaissante, car j’adore travailler dans l’édition. C’est un milieu que j’aime énormément. Et j’ai la chance d’être à la fois auteure et illustratrice. D’ailleurs, l’illustration, c’est mon métier de base principalement.
Depuis que j’ai commencé à publier, j’ai beaucoup de chance car ce sont les maisons d’édition qui me contactent pour des projets. Soit elles me demandent si j’ai une idée en tête, ou alors elles me proposent de créer un projet auquel elles ont pensé.
📚 Le parcours de Caroline
📙 2012 : je suis diplômée de l’EPSAA en communication visuelle. C’est l’École d’art publique de la ville de Paris.
📙 2013 : je suis une formation en illustration à la FCIL (formation complémentaire d’initiative locale).
📙 2014 : je débute ma carrière en tant qu’illustratrice graphiste, je me mets à mon compte.
📙 2017 : je propose des prestations en tirage de cartes, en tant que tarologue.
📙 2021 : ma première publication ! Le Tarot Rider Waite Smith paraît aux éditions Leduc.
📙 2022-2023 : parutions successives du Cahier d’éveil pour apprendre le tarot (Trédaniel), de l’Oracle des signes (Leduc) et de Numérologie, dis-moi qui je suis (Solar).
📙 2024 : mon petit dernier paraît chez Solar, J’ai un message pour toi. Suite au prochain épisode !
Je publie dans quatre maisons : Leduc a publié mes deux premiers projets, puis j’ai publié chez Solar, Trédaniel et je publie également chez Hamelin des agendas millésimés.
Publier dans ces maisons me permet de proposer mes projets en fonction du catalogue de chaque éditrice. Si un projet ne marche pas avec une maison d’édition, je me laisse libre de contacter d’autres éditrices pour voir si ça peut fonctionner ailleurs.
En fait, certains projets résonnent parfois avec une maison plutôt qu’une autre.
Au sein d’une maison, le fait de travailler avec la même équipe est important pour moi, car il y a une vraie collaboration, une relation qui s’installe avec la maison d’édition. Il y a toute une équipe qui m’accompagne, de l’éditrice à la correctrice, la relectrice…
Couverture et cartes intérieures de Mon cahier d’éveil spirituel Tarot (Exergue, 2022)
Couvertures de deux agendas Astro et une illustration intérieure (Hamelin, 2023, 2024).
📚 La clause d’exclusivité au contrat d’auteure
Je me souviens qu’une éditrice m’avait proposé une clause d’exclusivité, au moment de la contractualisation d’un projet et que j’ai refusé cette clause.
Parce que j’aime bien que ma relation avec l’éditrice soit une espèce d’accord : si je me plais avec toi, je resterai avec toi, mais il ne faut pas me forcer à rester avec une clause de ce type.
🌼 Si vous souhaitez en savoir plus sur cette clause insérée dans certains contrats d’auteur.e, vous pouvez lire l’article sur les spécificités de ce contrat.
Écoute, j’adore tout ce que je fais ! Je n’ai pas de préférence. Quand un projet naît dans mon esprit ou qu’on me propose un projet novateur, alors je dis oui.
Je n’aime pas faire la même chose, donc c’est important que mon nouveau projet présente une originalité. Il y a tellement d’offres sur le marché que je ne veux pas rajouter quelque chose qui existe déjà.
Donc si je me lance dans un projet, ça doit me parler ou manquer sur le marché. Sinon, ça ne sert à rien de refaire ce qui a déjà été fait. Dans tout projet, je cherche toujours à ajouter ma patte, à proposer une vision innovante.
Je préviens toujours les éditrices : je travaille de façon un peu bordélique ! C’est un peu comme un puzzle dans ma tête, je me demande comment tout combiner et par quoi commencer.
Je travaille sur l’ensemble du livre en même temps. Donc, pour le tarot Rider Waite Smith par exemple, j’ai fait un peu d’illustrations, puis j’ai écrit un peu de texte, parce que c’est plus simple pour moi de travailler ainsi et ça évite la routine.
Et puis ce type de création me prend environ deux ou trois mois. Donc, à partir du moment où je commence, il y a une évolution entre le début et la fin du projet. En travaillant sur l’ensemble, mon travail évolue de façon harmonieuse.
Alors que si je fais carte après carte, au final, mon trait aura évolué et il y aura une différence entre mes premières illustrations et les dernières.
Caroline a réalisé l’illustration de couverture pour le livre de Nitya Varnes, Astrologie et développement personnel pour les Nuls (First, 2013). A gauche, son illustration originale.
En ce moment, tu vois, je suis “dans le dur” ! J’ai trois projets de livres en cours, avec un rendu à peu près à la même date. L’un qui est signé et qui est fait. Un autre qui est en préparation et un qui est en cours de négociation contractuelle.
Alors, je travaille par demi-journée. Le matin, je travaille sur un projet et l’après-midi sur un autre projet. C’est une grosse organisation pour gérer les priorités !
Ces périodes-là sont toujours intenses : je dédie deux à trois mois par projet. D’ailleurs, pour l’anecdote, quand j’ai terminé mon livre sur la numérologie publié aux éditions Solar, j’étais tellement dans le projet que, la nuit, quand je dormais, des numéros défilaient dans ma tête ! C’était trop !
Couverture de Numérologie, Dis-moi qui je suis (Solar, 2023).
Ci-dessous, trois visuels réalisés par Caroline pour agrémenter l’intérieur du livre.
Quand mon activité est dense comme c’est le cas maintenant, je mets sur pause les consultations que je propose en tarologie.
Par contre, je continue mes prestations en événementiel. Je propose des tirages ou des guidances flash qui durent 5 minutes par personne, lors de soirées privées pour des marques ou des concerts. J’aime beaucoup faire ça et c’est vrai que c’est assez rémunérateur.
Quand tu es indépendant.e, c’est vrai que c’est très difficile d’organiser ton planning et c’est important de bien se connaître, de comprendre comment tu travailles, d’estimer le temps que chaque projet va prendre.
Je pense que c’est comme les personnes qui peuvent lire plusieurs livres en même temps ! J’en fais partie.
C’est dû à mes études d’art graphique : à l’époque, je travaillais sur au moins cinq à six projets en même temps, ce qui m’a permis de développer ma créativité simultanément sur des sujets très variés.
📚 L’étape de relecture et de corrections
J’avoue que le moment que j’aime le moins dans le processus de réalisation d’un livre ou d’un coffret, c’est l’étape de corrections. Dans tous mes projets, même en graphisme ou autres, quand il faut revenir dessus et faire des modifications, j’aime moins.
Ce que j’aime, c’est créer des concepts ; après faire les corrections, c’est quelque chose que je trouve toujours assez pénible.
🌼 Si vous souhaitez en savoir plus sur les étapes de la réalisation d’un livre, vous pouvez lire l’article dédié à ce sujet.
Écoute, ça arrive souvent quand je fais la vaisselle !
Tu sais, j’ai un mental assez actif et j’ai toujours cette envie de créer des projets, parce que j’adore la création. Donc je me demande quel est le projet qui va m’animer, qu’est-ce que j’ai envie de faire sur le moment.
Je suis aussi beaucoup à l’écoute de mes ami.e.s, qui baignent dans la spiritualité ou qui débutent.
Ils ou elles partagent avec moi leurs coups de cœur. Et à ce propos, le livre-oracle que j’ai sorti chez Solar, J’ai un message pour toi, est né d’une conversation avec une amie à qui j’avais offert mon tarot Rider Waite Smith. Après un ou deux tirages, elle m’a dit que c’était trop compliqué pour elle. Et c’est en discutant toutes les deux que m’est venue l’idée de ce livre-oracle.
Jusqu’à présent, les livres-oracles me frustraient un peu. Je trouve qu’un mantra, ou une petite phrase, ne sont pas assez explicites. Donc, j’ai choisi de combiner ces deux idées pour créer un livre-oracle avec des mini-tirages, c’est-à-dire un paragraphe assez complet.
C’est souvent lors d’une conversation que des idées me viennent.
Couverture et visuels intérieurs de J’ai un message pour toi (Solar, 2024)
Je puise principalement mon inspiration dans des expositions, dans les œuvres d’art en général, mais aussi dans les librairies anglaises, car je trouve que les maisons d’édition en Angleterre font un super travail sur les couvertures.
Ce sont toujours de beaux livres, donc j’aime beaucoup aller flâner dans les librairies anglaises, par exemple Shakespeare and Company à Paris. Je regarde les couvertures et je trouve l’ambiance hyper inspirante.
Je puise principalement mon inspiration dans les expositions, dans les œuvres d’art en général, mais aussi dans les librairies anglaises.
Je suis indépendante depuis onze ans maintenant et en général, mon activité est assez lissée, les projets s’enchaînent bien. J’ai dû avoir deux ou trois “creux” dans ma carrière, où l’activité s’est ralentie.
L’année dernière a été une année très compliquée pour moi, parce que j’ai dû faire face à la maladie. J’ai eu un cancer et je n’ai pas pu travailler pendant deux mois. Puis, j’ai eu deux autres mois où il ne s’est rien passé, car c’était l’été, qui est toujours une période plutôt creuse.
Pour moi, ça a été une espèce de combo et j’ai beaucoup remis en question ma carrière. Je me suis demandé si ce n’était pas le moment d’arrêter et j’en ai discuté avec ma mère qui m’a rappelé que ça m’était déjà arrivé et que c’était toujours revenu. C’est vrai, j’avais déjà eu des trous comme ça dans ma carrière.
Je me demande si ce n’est pas un peu comme la douleur lors des accouchements ! On dit que tu l’oublies et que c’est aussi ça qui te permet d’avancer.
Après, je me connais et quand je suis dans ces phases-là, j’ai tendance à paniquer et à remettre toute ma carrière en question.
Au final, même si sur le moment, c’est très dur à vivre, je trouve que ces périodes me permettent aussi d’être encore plus reconnaissante quand des projets arrivent. Ça me pousse à poser un autre regard sur ma carrière, à me poser les bonnes questions, à me challenger aussi.
En tout cas, c’est pour ça que je conseille toujours aux personnes qui veulent se lancer en indépendantes d’avoir au moins trois à six mois d’économies, ça rassure énormément en cas de coup dur.
Créer, pour moi, c’est s’exprimer de façon authentique.
S’accorder un espace de liberté et d’affirmation.”
Moi, j’aime beaucoup la solitude, j’aime travailler toute seule et j’adore travailler en pyjama !
Pas de problème, je vais te sortir mon plus beau ! Oui, j’aime beaucoup cette liberté de travailler cosy et de ne pas avoir à se maquiller le matin. Passée la petite blague, c’est vrai que j’aime beaucoup la solitude. Ça ne me gêne pas du tout et puis, quand je fais des événementiels, en général deux à trois fois par mois, je vois beaucoup de monde.
J’ai aussi les consultations à côté, donc au final, j’échange avec beaucoup de personnes différentes au quotidien.
Et lorsque je suis en phase d’écriture pendant deux à trois mois sur un projet éditorial, alors je vais travailler dans un coffee shop avec des ami.e.s indépendant.e.s.
Caroline en pleine création dans un coffee shop végétal !
La spiritualité est très importante pour moi, c’est vraiment une thématique qui m’anime et que j’aime transmettre dans mes livres et coffrets.
Après, j’aimerais aussi bien développer d’autres choses. Actuellement, par exemple, je me suis lancée dans les cahiers de coloriage.
Et j’aimerais également réaliser plus d’illustrations de couvertures, par exemple pour des romans. J’adore la ligne éditoriale des éditions Gallmeister et j’aimerais beaucoup pouvoir accompagner un récit par mon dessin.
Je suis également sur un projet d’écriture de roman, dont j’ai puisé l’histoire dans mon parcours personnel.
J’ai donc l’envie de m’ouvrir à autre chose, même si la spiritualité fera toujours partie de moi.
📚 Dessins à l’ordinateur ou à la main
Je réalise mes illustrations sur Illustrator, car en général, il y en a beaucoup. C’est le plus simple et le plus rapide pour modifier.
Les dessins à la main, c’est super beau, mais si tu as une modification à faire, tu vas retravailler l’illustration pendant 10 heures. Pour répondre aux délais serrés des maisons d’édition, réaliser les illustrations sur ordinateur est donc le plus pratique.
En ce moment, je ne dessine plus à l’aquarelle, car ça demande de dégager du temps. Mais j’aimerais vraiment pouvoir m’y remettre.
On me dit souvent qu’il y a un côté méditatif dans le dessin à la main. Et c’est vrai ! C’est plus agréable de dessiner à la main, ça déconnecte mon cerveau.
Quelques illustrations réalisées à la main par Caroline
L’édition me permet d’allier mes deux casquettes, illustratrice et auteure. C’est certainement les projets où je m’amuse le plus, car j’ai l’opportunité de penser l’objet, des idées à la maquette.
J’ai testé l’IA, car quand je dessine, je m’inspire de poses et récemment, j’ai demandé à l’IA de faire un oiseau avec une tête de femme. Je voulais représenter une sorte de sirène mythologique, et le résultat a été horrible !
Donc, je pense que c’est perfectible. Après, l’IA, je ne l’utilise pas pour les illustrations et jamais je ne mettrai mes illustrations dessus pour reproduire, par exemple, des visuels dans le même style. Je pense que ça revient à se tirer une balle dans le pied.
Par contre, je l’utilise pour m’assister. Par exemple, en fin d’année, je lui ai demandé de me faire un planning, en lui précisant que j’aime travailler le matin, puis en fin d’après-midi.
Je l’utilise aussi quand je construis la structure d’un livre avec des chapitres, je lui demande des idées en plus pour voir si je n’ai rien oublié.
Pour tout ce qui est texte, je ne l’utilise pas, car de toute façon je trouve que ça se voit quand c’est écrit à l’IA. J’ai fait le test pour ma carte de vœux 2025 ! Et mon compagnon qui a lu la carte à tout de suite remarqué un ton inhabituel. Bien sûr j’ai tout effacé et réécrit.
Je pense que ça s’est beaucoup fait avec ma présence sur Instagram. J’avais écrit de nombreux posts, notamment les « messages de la semaine ».
Pour mon premier tarot, j’avoue que je ne me suis pas trop posé la question. J’ai fait les illustrations des cartes et ensuite, j’ai transmis la symbolique des cartes dans le petit livret. Ce travail d’écriture n’a pas été très complexe pour moi.
Après, sur la légitimité, je ne sais pas si à un moment, tu te sens 100% légitime. Je pense que c’est même dangereux de se dire “Je suis une experte”, parce que ça signifie que tu n’es plus dans la posture d’apprendre des choses, ou de t’améliorer.
Moi, je ne me sens jamais à 100% légitime. Même dans l’illustration, à chaque fois, je me dis qu’il y en a d’autres qui font mieux que moi !
Il ne faut pas chercher à être légitime, mais juste se dire que si on vient te chercher et que tu as été acceptée dans un projet, si t’as envie d’écrire un projet, c’est que ça résonnera pour certaines personnes. C’est le principal, car on ne pourra jamais plaire à tout le monde.
📚 Le coup de coeur Oracle de Caroline
Je n’utilise pas d’oracles au quotidien, mais il y en a un que j’aime tout particulièrement. Ce n’est pas pour son aspect esthétique, mais plutôt pour les textes que j’aime beaucoup. C’est le Tarot des lettres hébraïques. Après, il y a d’autres oracles que j’aime, mais plus pour leur univers illustré.
Le tarot coup de coeur de Caroline, Tarot des lettres hébraïques (Editions de l’Emeraude, 2017), dont elle affectionne particulièrement le texte.
C’est vrai que quand tu fais un projet d’édition, il y a toujours ce moment un peu spécial où tu as passé tellement de temps dessus qu’une fois que tu l’as rendu, tu te sens toujours un peu… Pas en deuil, mais il y a un côté où tu ressens du vide.
Et le moment où tu vois ton livre ou ton coffret en rayon en librairie, là, c’est toujours aussi un moment qui est incroyable !
Ce projet t’a appartenu et avant, il n’était que dans ton ordinateur. Maintenant, il est dans le monde et les gens se l’approprient.
C’est assez chouette, car mon livre sur la numérologie accompagne les personnes en soirée. On me l’a souvent dit : à l’heure de l’apéro, les personnes se font leur thème avec mon livre, autour d’un verre de vin. Je trouve ça génial parce que quand je l’ai écrit, je ne pensais pas du tout que les gens se l’approprieraient comme ça !
L’étape que je préfère quand je publie un livre ou un coffret, c’est au début, quand mon esprit cherche des idées, que je note et construis le projet ! C’est un peu comme un puzzle.
📚 Le petit rituel de Caroline pour chaque parution de ses créations
A chaque parution, j’ai toujours ce petit rituel. Le jour même de la parution, je me réserve ma matinée et je ne prends aucun rendez-vous. Je vais dans une librairie ou à la Fnac pour le voir en rayon… J’adore ! Et s’il n’est pas en tête de gondole, je vais le mettre discrètement sans que les vendeurs.ses le voient 🙂
J’adore tirer les cartes ! C’est un moment toujours assez spécial, parce que je tire les cartes à des personnes que je ne connais pas et que je ne reverrai sans doute jamais.
Parmi mes client.e.s, il y a des traders qui travaillent à Londres, des médecins, des ouvrier.e.s… Ça me permet de rencontrer des personnes que je n’aurais jamais pu rencontrer par ailleurs.
Toutes ces personnes ont des vies très différentes et ça rend humble, je trouve, car je me rends compte qu’elles vivent des choses incroyables et ont beaucoup de force. Il y a d’ailleurs certaines consultations qui m’ont marquée et qui me restent en tête.
Souvent, les consultant.e.s ont vécu quelque chose d’important, mais ils ou elles ne savent pas comment en parler à leurs proches. Et je suis comme une première personne à laquelle ils ou elles se livrent pour avoir un regard extérieur. Je pense que c’est souvent ce qu’on vient chercher quand on me demande un tirage.
Ils ou elles posent leurs ressentis et à la fin des tirages, les personnes me disent parfois qu’elles sont rassurées, que ça confirme ce qu’elles avaient en tête.
Si un jour je devais arrêter de faire des tirages à titre professionnel, je continuerais à le faire pour celles et ceux qui me le demandent et pour mes amis, car c’est un très beau moment de partage.
💌 Si vous souhaitez en savoir plus sur l’univers riche et coloré de Caroline, c’est par ici !
🌞 Et si vous souhaitez découvrir son podcast, Arcanes, cliquez ici.
Enregistrez cet article sur Pinterest pour le retrouver plus tard. 📌