Mar 17, 2025
Alix Lefief-Delcourt est la co-auteure de nombreux ouvrages destinés au grand public, sur des thématiques en lien avec la santé et le bien-être en général. Elle accompagne ainsi de façon rapprochée les auteur.e.s dans l’écriture de leur livre, de la conception du projet jusqu’à l’ouvrage imprimé.
On dit souvent que les livres sont un peu comme les enfants de leur auteur. Alors dans ce cas, on peut dire qu’Alix est aujourd’hui l’heureuse maman d’une famille nombreuse, avec plus de 250 livres à son actif !
Rencontre avec cette experte de l’édition appréciée des maisons d’édition pour sa rigueur et la qualité de son travail d’écriture et de recherche de l’information. Sans oublier ses qualités humaines, facteur indispensable pour s’adapter au mieux aux personnalités variées des auteur.e.s.
Merci à Alix de lever le voile sur son précieux travail de l’ombre et de nous en dire plus sur les coulisses de son métier qu’elle vit comme une passion.
Une sélection des ouvrages co-écrits par Alix pour plusieurs maisons d’édition
Alors, mon métier ne se définit pas en un seul mot, car je propose plusieurs prestations différentes à des maisons d’édition. Je suis à la fois auteure, co-auteure, apporteuse d’affaires et éditrice. J’ai donc plusieurs casquettes et je ne peux pas vraiment dire que j’ai un métier en particulier.
À la base, j’ai commencé mon activité comme auteure aux éditions Leduc. J’ai ainsi écrit environ une cinquantaine de livres à mon nom. C’était au moment de la création de la fameuse collection “C’est malin”. J’ai donc écrit plusieurs livres en grand format et en poche.
J’écrivais sur les thématiques autour du bien-être au sens large et mes ouvrages recouvraient les sujets de santé et de la vie quotidienne.
J’ai vraiment écrit sur plein de sujets différents : je me souviens avoir publié, par exemple, des petits livres sur comment aménager la chambre de bébé ou comment préparer un mariage écolo, sur les vertus du chlorure de magnésium (un best-seller !), ou bien des livres de recettes.
À l’époque, on m’avait sollicitée, car j’ai une formation de journaliste. J’avais donc cette démarche de journaliste dans mon travail d’auteure. Pour moi, écrire un livre, c’était comme écrire des dossiers mais en version XXL !
Trois des premiers ouvrages écrits par Alix Lefief-Delcourt.
En tout, Alix a écrit et co-écrit plus de 250 ouvrages.
Puis, toujours au sein des éditions Leduc, on m’a demandé d’accompagner certain.e.s auteur.e.s, majoritairement des professionnels de santé, car ils ou elles ne savaient pas comment construire leur livre ou n’avaient pas le temps nécessaire et avaient besoin de soutien. C’est donc comme ça que j’ai commencé à être co-auteure.
En tant que co-auteure, j’interviens sur des ouvrages pratiques en santé et je réfléchis avec l’auteur.e à l’angle du livre, à sa structure. On échange ensemble pour voir comment vulgariser au mieux les informations à destination du grand public.
Je suis considérée comme co-auteure au sein des maisons d’édition, mais pour moi, il s’agit également d’un travail de journaliste, parce que je vais chercher des informations, des études, je vérifie des sources, etc.
Et j’assure aussi tout le travail de construction de l’ouvrage, qui est essentiel pour sa bonne réception par le lectorat.
📚 Alix est également une “plume” !
Je suis “plume” quand j’accompagne un.e auteur.e dans son témoignage, par exemple. C’est une mission différente de ce que je fais lorsque je suis co-auteure d’un livre.
Pour te donner deux cas concrets, j’ai accompagné dernièrement Mathieu Ceschin et Jean-Marc Généreux dans la transmission de leur récit.
Chacun m’a raconté son histoire et j’ai mis en mots ce qu’ils souhaitaient partager : ma valeur ajoutée est sur la forme plus que sur le fond. C’est pour moi le sens du mot plume : je “prête ma plume”.
Quand je suis co-auteure, par contre, j’ajoute de la matière et j’interviens en profondeur sur le contenu.
Les couvertures des témoignages d’auteurs accompagnés dans l’écriture par Alix :
⭐ Mon combat pour devenir père, Mathieu Ceschin (Leduc, 2024).
⭐ Chaque pas est une leçon de vie, Jean-Marc Généreux (Leduc, 2025).
En tant que plume, je dis souvent que “je prête ma plume”, j’interviens sur la forme.
Je suis également apporteuse d’affaires, car au fur et à mesure des missions qu’on m’a confiées, j’ai tout naturellement eu envie d’apporter des projets aux maisons d’édition.
J’aime dénicher des nouveaux sujets, des nouveaux auteur.e.s… et imaginer de A à Z un projet, que je vais proposer à une maison d’édition.
Actuellement, j’ai moins le temps d’aller chercher des auteur.e.s avec qui j’ai envie de travailler, mais je l’ai beaucoup fait, par exemple, en début d’année dernière.
J’avais un peu plus de temps et du coup, j’ai lancé des pistes sur plusieurs projets différents.
Les livres que j’ai apportés à ce moment-là sont justement en train de paraître ou vont bientôt paraître en librairie. Et j’ai aidé les auteur.e.s à écrire, en tant que co-auteur.e.
Deux ouvrages apportés par Alix et co-écrits avec les auteur.e.s :
⭐ La révolution du cétogène flexible, Chloé Shaw-Jackson (Eyrolles, 2025).
⭐ Les pouvoirs de l’iode, Dr Vincent Reliquet, (Guy Trédaniel, 2024).
Et puis, on me demande aussi parfois d’intervenir en fin de course sur un manuscrit, pour vraiment faire le travail d’édition. Là, le travail est encore différent. Il s’agit après coup de vérifier la cohérence du propos, l’exactitude des informations avancées, parfois de revoir la structure du livre, d’ajouter des informations complémentaires…
Voilà pour te donner un tour d’horizon des prestations que je réalise pour différentes maisons d’édition. Aujourd’hui, parmi toutes ces casquettes, c’est vrai que je n’écris plus mes propres livres, mais je fais beaucoup de missions en tant que co-auteure et grosso modo, je travaille sur vingt-cinq à trente livres par an.
📚 Le parcours d’Alix
📙 1993-1996 : Institut d’études politiques de Lille.
📙 1996-1997 : Institut français de presse (Paris II – Assas).
📙 1997-1999 : Institut pratique de journalisme (Paris).
📙 2000-2008 : Journaliste en presse magazine et Internet (rédactrice et secrétaire de rédaction).
📙 2008 : Date de sortie de son premier livre.
Oui, l’éditeur ou l’éditrice m’appelle et me parle du sujet d’un futur livre à paraître.
Souvent, il ou elle me contacte très en amont du projet, car l’auteur.e a besoin d’une personne pour l’accompagner dès le départ.
Il m’arrive d’ailleurs de l’aider à définir le sujet. Par exemple, hier, j’avais rendez-vous avec une médecin qui a plusieurs cordes à son arc. Donc, on a échangé pour définir le sujet du livre. On a parlé de l’angle, puis on a élaboré ensemble la structure.
Pour ce projet, je suis en train de caler tous ces éléments avec l’auteure en amont, puis je l’accompagnerai dans l’écriture, jusqu’au bon à tirer final donné avant le départ du livre en impression.
Dans ce type de projet suivi dès le début, je donne également mon avis sur la couverture et la quatrième de couverture, car je suis co-auteure.
Mon métier, c’est de concevoir des livres, depuis l’idée de départ jusqu’à l’objet final.
Ça se passe bien ! Aujourd’hui, j’arrive à m’adapter aux personnalités que j’ai face à moi, car j’ai près de vingt ans d’expérience dans l’accompagnement.
Au fil des années, j’ai remarqué que le livre représente un enjeu énorme, même pour les auteure.e.s qui ont une communauté importante. Le livre a un poids, une légitimité qui est différente, je trouve.
Oui, quand je sens que le projet est trop bancal ou que la personnalité de l’auteur.e. risque d’être compliquée, il m’arrive de refuser. Aujourd’hui, je peux le faire, car on me propose énormément de projets, mais cela n’a pas toujours été le cas !
Et bien sûr, il peut m’arriver de refuser si on me propose des sujets sur lesquels je suis moins à l’aise. Aujourd’hui, j’interviens la plupart du temps sur des sujets santé, parce que c’est mon domaine et que j’aime ça.
Donc, quand on me propose des sujets de management, par exemple, je suis moins à l’aise, car il ne me semble pas avoir de valeur ajoutée sur ce domaine. Ce n’est pas optimal, ni pour moi ni pour l’auteur.e.
Je préfère rester sur mes sujets de prédilection, c’est-à-dire la santé, le bien-être au sens large, et c’est déjà énorme !
📚 Les auteur.e.s qu’Alix accompagne
Alix accompagne en majorité des professionnels de santé. Cela peut être des médecins généralistes ou bien des spécialistes, professeurs, psychologues et des psychiatres.
Et également des naturopathes, praticiens et praticiennes en médecine alternative, diététiciens et diététiciennes, mais aussi des influenceurs et des influenceuses, des personnalités…
Oui, c’est le cas par exemple pour Jean-Michel Gurret, spécialiste en EFT, mais aussi pour Alexandre Cressiot, le Viking du Ménage, sur ses ouvrages aux éditions Leduc et pour Sonia Krief, avec laquelle j’ai co-écrit plusieurs ouvrages aux éditions Albin Michel et Hachette.
Quand j’accompagne un.e auteur.e au long cours, c’est plus simple, car dès le deuxième livre, je sais ce que je peux attendre et comment je peux l’accompagner au mieux.
Au premier livre co-écrit ensemble, on n’a pas les mêmes points de repère et chacun.e prend ses marques.
Ensuite, dès le deuxième, c’est beaucoup plus simple parce que je sais comment l’auteur.e fonctionne et travaille. C’est plus fluide pour nous deux.
Trois ouvrages d’auteur.e.s qu’Alix accompagne au long cours : Gérer le stress et l’anxiété avec l’EFT, Jean-Michel Gurret (Leduc, 2021), Et ça, j’en fais quoi ?, Alexandre Cressiot (Leduc, 2024) et J’accueille ma grossesse autrement, Sonia Krief (Albin Michel, 2025).
Je pense que le fait d’avoir une formation de journaliste m’a beaucoup aidée, et c’est toujours le cas d’ailleurs.
En tant que journaliste, je vais naturellement creuser le sujet, aller chercher des informations supplémentaires, trouver des sources vulgarisées. Savoir présenter l’information est vraiment essentiel dans mon métier.
Selon moi, ce que je fais, ce n’est pas tant un travail d’écriture que de journalisme pour aller chercher l’information et savoir la vulgariser.
Pour faire ce métier, il me semble qu’il ne faut pas juste savoir écrire ou aimer écrire, il convient d’avoir cette démarche de vérification de l’information.
Et quand tu parles de la capacité à s’adapter, je pense que je l’ai acquise grâce à tous les profils d’auteur.e.s très différent.e.s que j’ai eu la chance d’accompagner. À chaque fois, je suis face à une voix, à une personne différente, à des manières distinctes de réfléchir, de travailler.
Ça m’oblige à m’adapter à chaque nouvel.le auteur.e. Mais c’est également passionnant d’un point de vue humain, car je découvre plein de façons de travailler différentes et ça m’apprend beaucoup.
Chaque projet est différent, au-delà du sujet abordé, car j’accompagne des personnes différentes, qui ont une manière de travailler et de penser qui est singulière.
Chaque projet éditorial est unique, il n’y a pas de routine et cela m’enrichit.
Les qualités requises pour être co-auteure sont l’organisation, l’esprit critique, la faculté à se mettre à la place du lecteur.
C’est venu un peu par hasard. J’ai commencé à travailler en presse féminine.
Et puis, j’ai collaboré en même temps sur un site spécialisé sur le bien-être. Ça m’a tout de suite intéressée, car les sujets étaient très variés (nutrition, santé pure, psycho…).
C’est donc venu naturellement et plus j’acquiers de l’expérience, plus j’assimile des connaissances, et plus on me demande d’accompagner les auteur.e.s dans ce domaine-là.
Chaque projet éditorial est unique, il n’y a pas de routine et cela m’enrichit.
Oui, je travaille avec environ une dizaine de maisons. En fait, lorsqu’un éditeur ou une éditrice change de maison, je le “suis” en quelque sorte !
À part une ou deux exceptions de professionnel.le.s qui m’ont contactée directement, ce sont des éditeurs ou éditrices qui ont changé de maisons et qui continuent à faire appel à mes services. C’est comme ça que je me retrouve à collaborer avec plusieurs maisons d’édition.
📚 La mission préférée d’Alix
Ce que je préfère, c’est de pouvoir accompagner les auteur.e.s sur un projet de A à Z, en tant que co-auteure.
C’est plus simple de maîtriser toute la chaîne, du tout début jusqu’à la fin, et il faut avouer que c’est plus sympa aussi !
Je regarde mon programme et là, par exemple, je peux te dire que j’ai quinze projets en cours à finaliser d’ici à fin septembre !
Pour certains, je n’ai pas encore de date. Mais en gros, je travaille sur une dizaine de projets en même temps. Il y en a vraiment cinq ou six sur lesquels je suis à fond.
L’avantage, c’est qu’ensuite, je travaille en fonction de mon humeur du jour : certains jours, j’ai envie d’avancer sur tel projet, d’autres sur tel autre… Après, bien sûr, il y a parfois des urgences à gérer.
J’ai remarqué qu’il y a aussi des moments de la journée où je suis plus efficace sur tel ou tel type de tâche. Le matin, par exemple, je suis plus alerte, c’est le moment idéal pour la rédaction, la recherche d’informations, le travail sur la structure…. Après le repas, j’ai une petite baisse de régime, je me concentre davantage sur la relecture, les BAT à relire, l’envoi de mails…
Et le soir, je peux me remettre sur de la réécriture ou sur des textes à élaguer. En fin de journée, ça me repose.
📚 Quand Chat GPT s’invite dans l’écriture des manuscrits
Chat GPT “inspire” clairement certains des auteur.e.s avec lesquels je travaille et je suis de plus en plus vigilante sur ce point.
J’ai travaillé à Prisma Presse quelques années en CDD tout en étant pigiste en parallèle, et je me suis rendu compte que je n’étais pas faite pour être rattachée à une entreprise.
C’est sûr qu’en tant qu’indépendante, si je ne travaille pas, je ne gagne rien. Mais c’est aussi cela qui me motive : plus je travaille, plus je peux augmenter ma rémunération.
Aujourd’hui, je suis majoritairement payée en droits d’auteure et j’ai des livres qui se vendent depuis plus de dix ans, et sur lesquels je continue à toucher des droits d’auteure chaque année.
En parallèle, j’ai également un statut d’auto-entrepreneur qui me permet de facturer. Par exemple, je facture les missions d’editing. Mais cela reste anecdotique par rapport à mes missions en tant que co-auteure.
On me demande souvent pourquoi je ne choisis pas un espace de coworking, mais j’aime travailler toute seule depuis chez moi. C’est calme et ça me va très bien.
Ça me permet aussi de concilier ma vie professionnelle avec ma vie de famille. C’est l’avantage, car je gère mon temps comme je veux.
Après, je suis quand même beaucoup en lien avec les auteur.e.s et les maisons d’édition. On fait de nombreuses visio, donc je ne me sens pas seule. J’ai aussi des rendez-vous réguliers avec les différents auteur.e.s et éditeurs ou éditrices avec lesquels je travaille.
Ce que je préfère dans mon métier, c’est d’aider les auteur.e.s à mettre en forme leurs idées et à les rendre accessibles au grand public.
Les périodes de creux sont vraiment très rares. J’ai toujours une bonne dizaine de projets en cours, avec parfois des périodes de rush !
Actuellement, je travaille sur les grosses sorties prévues au mois de septembre, j’en ai plusieurs.
Et pour les grosses sorties de janvier – février, le bouclage se fait en général vers fin décembre.
📚 Les délais pour rendre un manuscrit
En général, les maisons d’édition me laissent, avec l’auteur.e, un délai de six mois en moyenne. Après, quand il y a des urgences, ça peut être trois mois. Et parfois, c’est très large, par exemple un an, mais c’est plutôt rare !
5 livres parus récemment (ou à paraître) et co-écrits par Alix : La vie par un fil, Marine Thyreau (Leduc, 2025) / Ma petite bible de l’alimentation inflammatoire, Laëtitia Proust-Milon (Leduc, 2025) / Votre ordonnance anti-stress pour protéger votre coeur, Dr Pierre Setbon (Leduc, 2025) / Mes parents vieillissent, Bruno Oquendo (Vuibert, 2025) / Le grand livre de l’alimentation saine avec Kazidomi, Emna Everard et Lucile Champy (Leduc, 2025).
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